Crédit à la consommation : les pièges à éviter absolument

© Fotolia - ptnphotof - 20 % des crédits à la consommation sont contractés pour renflouer un compte en banque à découvert.

Publicités attrayantes qui vantent sa simplicité d’obtention… Les crédits à la consommation semblent être la solution parfaite aux petits coups durs de la vie quotidienne ou à des achats pas forcément prévus. Accordé à des particuliers par des établissements bancaires spécialisés, le crédit à la consommation est contracté par plusieurs centaines de milliers de Français chaque année, pour un montant moyen de prêt qui dépasse les 11 000€ et pour une durée moyenne de remboursement de près de quatre ans. Si les crédits à la consommation attirent, c’est surtout grâce à des offres alléchantes. Parfois trop. Certains pièges sont à éviter, d’autant que contracter ce genre de crédit peut s’avérer risqué.

Des taux hypercompétitifs… à durée limitée

Des organismes de crédit à la consommation proposent parfois des taux d’intérêt extrêmement bas, oscillant entre 3 et 5 %. L’objectif est bien évidemment d’attirer le plus de clients possible. Mais derrière ces taux attractifs se cachent des conditions pas forcément aussi intéressantes qu’il n’y paraît. En effet, ces offres sont généralement limitées dans le temps et, après la période de grâce, c’est le couperet : le taux revient à la normale, c’est-à-dire bien au-delà des 5 %. Pour éviter ce genre de piège, la vigilance est de mise : en vous renseignant sur le TAEG — pour taux annuel effectif global —, vous pourrez connaître le coût total de votre prêt.

Évitez l’achat de biens difficiles à financer

L’avantage du crédit à la consommation, c’est cette impression de gagner une grosse somme d’argent sans délai. Près de la moitié de ces crédits est contractée pour l’achat d’un véhicule. Oui, mais voilà : une fois la voiture ou la moto achetée, il faut encore mettre la main au porte-monnaie pour payer l’essence, l’assurance et l’entretien. Sans oublier qu’il faudra également rembourser, chaque mois, l’organisme de crédit. Avant de faire une demande de crédit à la consommation, il est donc primordial de prendre le temps de la réflexion. Sachez également qu’il n’est jamais trop tard pour faire marche arrière : tout client dispose d’un délai de rétractation de quatorze jours.

Attention aux risques de surendettement

Saviez-vous que 70 % des dossiers de surendettement reçus par la Banque de France sont des dossiers de crédit à la consommation ? Preuve s’il en fallait que ce type de crédit ne résout pas tout. Dans les faits, un Français sur cinq décide de contracter un crédit à la consommation pour renflouer sa trésorerie. Ce sont principalement les personnes célibataires ou divorcées qui se laissent tenter pour ces raisons. Certes, obtenir une grosse somme d’argent pour combler son découvert peut être tentant. Sauf que, cet argent — et même beaucoup plus que la somme obtenue —, il va falloir le rembourser et c’est souvent là que les choses se corsent.

L’assurance obligatoire ? Pas vraiment, non !

Que se passera-t-il en cas d’accident grave ou de décès ? Lorsqu’ils contractent des crédits à la consommation, les organismes prêteurs proposent une kyrielle de produits supplémentaires, dont l’assurance. Évidemment, nombreux sont les conseillers à faire croire que ce produit est indispensable, voire obligatoire. Sauf que cette assurance augmente encore un peu plus le coût du crédit. S’il est préférable d’y réfléchir à deux fois pour les crédits à longue durée et pour lesquels de fortes sommes sont engagées, pour les crédits à courte durée et à faible montant, mieux vaut ne pas souscrire à une assurance. Et ce, même si le conseiller que vous avez au bout du fil insiste lourdement.

Mieux vaut emprunter 10 000€ que 9 999€

Les organismes de crédit à la consommation pratiquent des taux différents selon les sommes prêtées. Des taux qui peuvent varier de plusieurs points. Pour pouvoir profiter de taux d’intérêt plus faibles, il est donc important d’avoir accès à la grille de taux de l’organisme de crédit et d’adapter sa demande à celle-ci. Il est parfois préférable d’emprunter 10 000€ plutôt que 9 999€, le taux pouvant baisser à 4 % au lieu de 6 %.

Le contrat, l’outil indispensable de l’emprunteur

Ne signez jamais un contrat de crédit à la consommation sans l’avoir étudié dans les moindres détails. Notamment parce qu’il vous permettra de connaître le TAEG, c’est-à-dire le coût total de votre crédit, mais également des éléments indispensables comme les conditions de rétractation ou les clauses de remboursement anticipé. De plus, évitez les crédits renouvelables, plus chers et plus longs que les crédits personnels. Enfin, préférez les taux fixes aux taux révisables, qui peuvent donner lieu à de mauvaises surprises.

Attention aux arnaques !

Nombreux sont les faux organismes de crédit qui proposent des sommes d’argent colossales à des taux défiant toute concurrence, voire avec des durées de remboursement particulièrement longues. Dans ces cas-là, il est primordial d’agir avec méfiance. Selon la loi, les crédits à la consommation ne peuvent excéder 75 000€. De plus, fuyez tout organisme qui vous demandera une somme d’argent avant de vous avoir effectivement versé la totalité d’un crédit. Enfin, les organismes qui ne vous demandent pas de justificatif d’identité sont également douteux. Fuyez-les sans réfléchir !

Comme pour toute demande de crédit, il est important de prendre son temps pour comparer les différentes propositions qui s’offrent à vous : coût total du crédit, taux appliqués et mensualités sont les principaux critères qu’il faut étudier. C’est en comparant les différents organismes de crédit que vous trouverez celui qui correspond le plus à vos besoins et à vos capacités de remboursement.

FGE/AllTheContent

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