Des solutions adaptées aux accidents de la vie courante

© Fotolia - magdal3na - Une invalidité, même partielle, peut avoir des répercussions financières pour les proches.

Les accidents de la vie courante (AcVC sont tous ces accidents qui surviennent à la maison ou à proximité, à l’école ou au travail, voire pendant ses loisirs. De l’étouffement à la défenestration, en passant par les noyades, chutes, intoxications, ou encore brûlures et électrocutions… Contrairement à une idée reçue, on dénombre cinquante fois plus d’accidents de la vie courante que de la route. En tout, ce sont quelque 8 millions de Français qui sont, chaque année, victimes d’un de ces accidents. Et les conséquences peuvent être très graves : il découle environ 20 000 décès de ce type d’accident. Et si les enfants de moins de 15 ans sont particulièrement touchés par les AcVC, les plus de 65 ans en sont les principales victimes. Prémunir ses proches des accidents de la vie est donc aujourd’hui primordial, notamment parce que la Sécurité sociale et les mutuelles ne couvrent que trop peu ces derniers. Pour protéger sa famille, plusieurs produits existent, mais tout cela s’anticipe.

Contrat de prévoyance avec GAV : un socle de garanties minimum

En cas d’accident de la vie, si les différents organismes délivrent des indemnités trop faibles, la Garantie des Accidents de la Vie (GAV) permet de compléter ces sommes pour réparer un préjudice important. Ces contrats d’assurance, réglementés par la Fédération française de l’assurance, permettent de débloquer un socle de garanties minimum dans des délais très brefs pour couvrir les frais d’assistance, mais aussi tous les préjudices subis, qu’ils soient économiques ou personnels. Le contrat GAV couvre, entre autres, des postes de dépenses comme les frais de logement et de véhicule adaptés, l’assistance permanente par une tierce personne ou les pertes de gains professionnels futurs, mais également les frais d’obsèques ou les pertes de revenus des proches. Mais attention, les conditions qui permettent de déclencher un déblocage de fonds après un accident sont parfois très strictes. Le niveau de protection varie en effet selon le contrat de prévoyance souscrit et il faut parfois préférer des contrats plus étendus aux formules les plus courantes. Par exemple, là où certains contrats exigent, comme le prévoit la Fédération française de l’assurance, un taux d’incapacité permanente partielle minimal de 30 % pour débloquer une quelconque indemnisation, d’autres contrats permettent de déclencher la garantie à des taux pouvant aller jusqu’à 5 %. De nombreux types de contrats de prévoyance GAV sont donc proposés par les organismes assureurs. Faire appel à un courtier en assurances peut être une bonne idée pour trouver la solution la plus adaptée aux risques que vous encourez.

Opter pour les bonnes clauses de son assurance crédit

Décès, invalidité, perte d’emploi… Un accident de la vie est vite arrivé et peut avoir des conséquences financières inattendues pour vos proches lorsqu’un crédit a été contracté, qu’il soit immobilier ou à la consommation. Si la garantie décès est bien souvent comprise dans les contrats d’assurance crédit, on oublie trop facilement qu’une invalidité totale ou partielle, qu’elle soit permanente ou temporaire, peut engendrer une incapacité de rembourser les montants dus mensuellement. En choisissant les clauses adéquates, vous prémunissez vos proches de tout accident de la vie courante. Chaque contrat d’assurance crédit comporte des clauses indiquant quand se déclenche l’annulation du crédit, que ce soit en cas de chômage soudain, de maladie, de décès ou encore de perte d’autonomie. Toute éventualité peut être prise en compte, à condition d’y mettre le prix.

L’assurance vie : transmettre un capital à moindres frais

Si l’assurance vie est un bon moyen de former un capital intéressant pour la retraite — ce n’est pas pour rien que ce type de contrat est le premier moyen d’épargne en France —, c’est aussi l’une des meilleures garanties pour prémunir ses proches en cas de décès. L’un des avantages de l’assurance vie, c’est la fiscalité souvent bien plus avantageuse pour les bénéficiaires que dans le cadre d’une succession classique. Effectivement, les bénéficiaires de contrats d’assurance vie lorsque survient le décès de son souscripteur bénéficient d’une exonération de droits de succession, mais également d’un régime favorable en matière d’impôt sur le revenu : les contrats de plus de 8 ans peuvent en effet faire bénéficier d’un abattement sur l’impôt sur le revenu allant jusqu’à 9 200 €.

Des prestations diverses et variées

La grande difficulté des accidents de la vie quotidienne, c’est que ces derniers sont peu couverts par les contrats d’assurance classique. Notamment car c’est bien souvent la responsabilité de la victime qui est engagée en cas d’AcVC et non celle d’un tiers. Les différents produits liés à ces accidents permettent donc de mettre vos proches à l’abri du besoin et ce quel que soit l’accident. Une multitude de contrats s’offrent à vous, certains proposant des sommes particulièrement intéressantes. Mais prenez garde : ces différents contrats — hors assurance vie — ne sont pas faits pour s’enrichir. En effet, les prestations versées par la Sécurité sociale ou par les organismes de prévoyance viennent généralement en déduction des capitaux auxquels vous pouvez prétendre pour subvenir à vos besoins ou à ceux de vos proches. Les fonds débloqués sont généralement proportionnels au préjudice subi et les indemnités allant jusqu’à plusieurs millions d’euros ne sont pas forcément dues. Inutile donc de souscrire à de trop nombreux contrats, mieux vaut plutôt choisir un ou deux contrats couvrant tous les types de prestations. Enfin, pensez à vérifier que vous n’êtes pas déjà couvert : certaines complémentaires santé étendues ou assurances décès et invalidité proposées dans le cadre de l’entreprise proposent parfois des protections suffisantes. Lisez tous vos contrats car, c’est bien connu, mieux vaut prévenir que guérir.

FGE/AllTheContent

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