Tout pour constituer son capital-retraite

La retraite inquiète tous les Français, et ce qu’importe leur âge. Dès les débuts dans la vie active, les salariés pensent à épargner pour obtenir, au moment de leur retraite, une pension importante. Une étude du Cercle des épargnants montre que les moins de 35 ans, inquiets du niveau de leur retraite par répartition, optent de plus en plus pour l’épargne retraite. En effet, plusieurs placements sont à la disposition des actifs. Certains comportent plus de risques que d’autres, mais peuvent être particulièrement rentables. Quels outils financiers choisir ? Et quand faut-il commencer à penser à son capital retraite ?

L’assurance vie, le placement idéal pour les jeunes

Qui a dit qu’à 30 ans, on était encore loin de penser à la retraite ? S’il est un produit intéressant auquel souscrire dès son plus jeune âge, c’est bien l’assurance vie. Pourquoi ? Parce qu’il est un placement peu contraignant et peu risqué : en cas de coup dur dans la vie, il est toujours possible d’arrêter les versements. Et en cas de difficulté insurmontable, même s’il est préférable de laisser ses fonds bloqués, il est également envisageable de récupérer sa mise via une opération de rachat total ou partiel. Au-delà des conditions favorables en termes d’économies d’impôt — les revenus sont exonérés d’impôt au bout de huit ans —, l’assurance vie permet d’augmenter, année après année, un capital qui, contrairement à d’autres produits, est garanti. Problème : depuis quelque temps, le rendement de l’assurance vie baisse. Le taux de fond garanti est en effet particulièrement volatil. Il est enfin conseillé de signer plusieurs contrats d’assurance vie dans différents établissements, pour s’assurer les meilleurs taux.

Le PEA, avantageux mais légèrement plus risqué

N’est pas boursicoteur qui veut. Pourtant, les actions, les SICAV et les fonds communs de placement (FCP) peuvent être intéressants car ils proposent des rendements qui peuvent s’envoler… mais également dégringoler. En effet, à long terme, si les performances d’un plan d’épargne en actions (PEA) sont souvent élevés, recourir à ce type de produit comporte quelques risques. Mais d’abord, les PEA procurent quelques avantages indéniables, comme l’exonération d’impôt des dividendes et plus-values, à l’exception des prélèvements sociaux. Mais en contrepartie, il faut accepter de ne pas effectuer de retrait avant au moins cinq ans. Il est donc possible de compléter ses revenus avec ce que rapporte un PEA, mais il est préférable dans ce cas d’attendre huit ans. Dans ce cas, on peut convertir son capital en une rente viagère, qui sera exonérée d’impôt. Dans tous les cas, un PEA demande du temps et quelques connaissances, ou un conseiller performant. Cependant, il faut savoir qu’il existe, dans ces plans, des placements sécurisés. Discutez-en avec votre conseiller !

Le PEL pour devenir propriétaire avant la retraite

La retraite venue, avec les revenus qui diminuent, mieux vaut être propriétaire de son logement que de débourser, chaque mois, un loyer souvent trop élevé. Dès le plus jeune âge, il est donc primordial et penser au plan épargne logement (PEL). L’objectif est simple : devenir propriétaire le plus rapidement possible. Sur un PEL, l’argent fructifie et ce, en toute sécurité pendant plusieurs années à un taux rémunérateur fixé dès l’ouverture du plan. Jusqu’au douzième anniversaire du PEL, les intérêts sont exonérés d’impôt. Au-delà, il permet d’obtenir plus facilement un crédit immobilier et, ainsi, de devenir propriétaire avant sa retraite.

Des fonds spécialement dédiés à la retraite

Les différents produits, du PEL au PEA en passant par l’assurance vie permettent de se constituer un capital intéressant. Mais plusieurs plans et fonds sont spécialement dédiés à la retraite.

  • Parmi ceux-ci, le Plan d’épargne retraite populaire (PERP) qui, comme son nom l’indique, permet de se constituer une retraite complémentaire à titre individuel par capitalisation. Ses avantages ? Une fiscalité intéressante et une accessibilité hors-norme. S’il n’y a pas d’âge pour souscrire à un PERP, mieux vaut y penser le plus tôt possible. Le principe est plutôt simple : avec un gros capital de départ, le PERP permet d’obtenir une meilleure retraite complémentaire. En cas de capital de départ réduit, il est donc préférable d’épargner dès le début de sa vie active. Après la phase d’épargne, le Plan d’épargne retraite populaire donne lieu à une phase de rente. Le PERP est adaptable aux revenus en cas de choix de versements libres. Pendant cette période d’épargne, les sommes investies peuvent être déduites du revenu imposable avec des plafonds prédéfinis. La rente, elle, n’est accessible en totalité qu’à partir de la retraite, contrairement par exemple à l’assurance vie ou au PEL.

  • Les fonds d’assurance vie spécialement conçus pour la retraite sont plus ou moins risqués selon qu’ils permettent des investissements sur des placements dynamiques ou sur des actifs comme les obligations. Ces fonds permettent aux conseillers de gérer un capital sur une échéance précise, celle qui vous conduira jusqu’à votre retraite effective.

  • Les contrats retraite loi Madelin : ceux-ci s’adressent aux professions libérales. Des investissements parfaits pour les commerçants, agriculteurs et artisans, mais également pour leurs conjoints ou leurs collaborateurs. Le principe ? Se constituer un capital retraite supplémentaire. Sous forme de rente viagère, ce capital demande une cotisation minimum qui est fixée dès la souscription. Des cotisations déductibles de l’impôt sur le bénéfice.

La retraite, ça se prévoit en prenant d’autres critères en compte

Tous ces produits spécialement conçus pour la retraite permettent donc, avec un temps d’avance, de préparer ses vieux jours. L’important est de ne pas mettre ses œufs dans le même panier, car les conditions et les taux peuvent varier dans le temps. De plus, les possibles rachats de capital — partiel ou total — peuvent influer sur les revenus futurs. Difficile donc de calculer à l’euro près combien les différents produits pourront vous rapporter. Enfin, l’inflation est également à prendre en compte : le capital constitué peut en effet varier en fonction de l’économie française et les taux affichés sont donc amputés du taux d’inflation annuel. Sur vingt ans, par exemple, il est possible de perdre 20 % de son capital en termes de pouvoir d’achat. D’où l’importance de multiplier, et ce le plus tôt possible, les différentes souscriptions à des produits de retraite.

FGE/AllTheContent

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